Les lieux sacrés dans le Taoïsme

Mayura Sankha, le chant de la Terre

 » Dans la conception chinoise du monde, le cosmos est un lieu sacré, où toutes choses sont interdépendantes. S’autocréant, le cosmos se maintient et se développe selon un modèle d’évolution perpétuelle qui se retrouve dans tout phénomène individuel. C’est ainsi que le corps est perçu comme un microcosme sacré – ceux qui suivent le tao sont en mesure de s’accorder au flux du pouvoir cosmique et s’efforcent de méditer et de purifier l’univers à l’intérieur de leur corps.

Les fleuves, les montagnes et les grottes revêtent une importance particulière. Des temples et des autels sont souvent élevés dans ces lieux sacrés ou à proximité. Les taoïstes considèrent qu’il est bénéfique de se rendre en pèlerinage dans ces sites, soit réellement, soit en les visualisant dans le microcosme du corps.  »

Extrait du livre  » Comprendre les religions – Taoïsme  » de Jennifer Oldstone-Moore

Mort et vie dans l’au-delà

Mayura Sankha, le chant de la Terre

« La plupart des hindous croient en l’immortalité de l’âme et en la réincarnation. Notons également la croyance populaire aux fantômes et aux esprits. La mort d’une personne est suivie de sa renaissance, et le cycle de la vie et de la mort se poursuivra jusqu’à ce que la Délivrance (le moksha) soit enfin atteinte. La renaissance est perçue comme une souffrance, et le bonheur sur terre n’est que temporaire. La Délivrance peut se présenter sous différentes formes : elle peut être ineffable, au-delà des mots; il peut s’agir d’une union amoureuse, voire d’une fusion totale avec l’Etre suprême; ou encore d’un transfert dans la demeure de Vishnu, le Vaikhunta. Nombre de textes et de sculptures font état d’un paradis provisoire, appelé svarga, ainsi que de plusieurs types d’enfer, ou évoquent la vie dans le Vaikhunta.  »

Extrait du livre  » Comprendre les religions – Hindouisme  » de Vasudha Narayanan

Aspects du divin

Mayura Sankha, le chant de la Terre

 » La conception confucéenne du divin est centrée sur des esprits, auxquels on peut avoir accès, et des forces cosmiques terrifiantes mais lointaines. Déjà, à l’époque de la dynastie des Shang, les souverains offraient des sacrifices à leurs ancêtres et vénéraient également un être suprême, Shang Di, le « Seigneur d’En Haut ». Avec son remplacement ultérieur par Tian, le « Ciel ». L’idée que Tian accorde ou non le « Mandat Céleste » au souverain devint dans la théorie confucéenne l’élément central de l’art de gouverner. Cette croyance fait du Ciel une entité dotée d’une volonté, sensible au bien-être du peuple. Chez Confucius lui-même, le Ciel est interprété comme étant un ordre à la fois naturel et moral, dont il importe de connaître les volontés.

A partir du X ème siècle, la connaissance de l’ordre cosmique et de sa nature devint un aspect important du confucianisme. Les néoconfucéens développèrent une cosmologie fondée sur le Li, principe d’ordre donnant sa forme au Qi, la matière-force vitale dont toutes les choses sont constituées. Malgré l’apparente diversité de la création, toutes les choses sont unifiées par le principe de la  » Grande Unité », Taiji (Taichi), qui préside à l’ordre du cosmos. La contemplation et l’étude peuvent même aider à éprouver concrètement l’unité sacrée de l’univers.  »

Extrait du livre  » Comprendre les religions – Confucianisme  » de Jennifer Oldstone-Moore

La protection du Bouddha de médecine

Mayura Sankha, le chant de la Terre

« …Lorsqu’il est dit dans le soutra que nous obtiendrons tel ou tel bienfait par le simple fait d’entendre le nom du Bouddha de médecine, de l’évoquer ou de le garder à l’esprit, cela ne veut pas dire littéralement qu’en se contentant de faire ainsi nous en tirerons quelques bénéfices. L’évocation du nom désigne ici bien autre chose que le simple souvenir du nom en soi. C’est aussi le rappel des qualités du Bouddha de médecine, se souvenir de son nom en reconnaissant ses vertus, avec une attitude de foi sincère et un grand enthousiasme. Non seulement c’est la reconnaissance qu’il existe un Bouddha dans un certain royaume éloigné qui possède telles ou telles qualités, mais c’est également le souhait sincère d’imiter le Bouddha de médecine, d’atteindre la même bouddhéité, de générer les mêmes aspirations et bienfaits pour les êtres, et donc le désir de s’engager réellement avec enthousiasme sur la voie menant à ces qualités. Maintenant, cela ne veut pas dire non plus que l’on obtient aucun bienfait du seul fait d’entendre le nom en soi. Il y en a. Néanmoins, en dernière analyse, les plus grands sont ceux qui naissent de la pratique basée sur la dévotion envers lui, et non du seul fait d’entendre son nom. »

Extrait du livre  » Soigner, guérir, grâce au Bouddha de médecine  » de Khenchen Thrangu Rinpoche

L’amitié

Mayura Sankha, le chant de la Terre

 » Une chose est très claire ici : en tant qu’êtres humains, nous avons besoin d’amis et nous ne nous faisons pas d’amis avec des querelles, de la colère ou de la jalousie. La seule qualité qui attire une amitié authentique est l’affection. Parfois, nous pouvons avoir l’impression que si nous avions de l’argent ou du pouvoir, les amis arriveraient automatiquement. Mais ce genre de notion ne résiste pas à un examen minutieux. Ceux qui viennent avec de larges sourires quand vous êtes riches ou puissant ne sont pas de vrais amis pour vous, en tant qu’individu, mais les amis de l’argent ou du pouvoir. Cela va de soi. Tant que vous êtes riche ou puissant, ces amis sont toujours là. Même si vous voulez les écarter, ils reviennent, mais si vous n’avez plus d’argent ou de pouvoir, il n’y a plus la moindre trace de ces soi-disant « amis ». Il sera peut-être même difficile de savoir où ils sont. Si vous essayez de leur téléphoner, ils ne répondent pas – ou alors très brièvement.

Ces amis, en un mot, ne pensent qu’au pouvoir et à l’argent. Quand avons-nous le plus besoin d’ami ? Quand nous sommes prospères et que tout va bien pour nous, il n’est pas tant nécessaire d’avoir des amis; nous pouvons nous débrouiller tout seuls. C’est lorsque la chance nous sourit moins que nous avons besoin d’un ami. Alors, ce genre d’amis-là est tout à fait inutile. »

Extrait du livre « DZOGCHEN » de Sa Sainteté le Dalï Lama

Le corps et l’esprit dans le taï chi chuan

Mayura Sankha, le chant de la Terre - Tai chi chuan

Agir psychiquement et non physiquement.

La base du taï chi chuan est fondée sur la pensée chinoise elle-même : tout dépend dans l’univers de deux principes, opposés et complémentaires – le Yin et le Yang, l’ombre et la lumière, la faiblesse et la vigueur, le féminin et le masculin.

Si Yin représente le versant ombreux d’une vallée, Yang s’applique au versant ensoleillé; si Yin signifie un temps froid et pluvieux, Yang est un temps chaud et sec. C’est la lutte et l’union perpétuelles du Yin et du Yang qui engendrent l’équilibre et l’harmonie qui mènent au Tao.

Pendant l’exercice du taï chi chuan, il importe d’agir psychiquement et non physiquement : l’esprit ne peut jamais en être exclu, il est au contraire l’élément nécessaire et essentiel pour conduire à la concentration indispensable à son exécution.

Tous les mouvements doivent s’exécuter dans un déroulement d’une unité parfaite, proche de la danse, et beaucoup plus subtile et variée qu’une simple gymnastique.

Lorsqu’un membre est en mouvement, tout le corps est en mouvement. Le corps, tout en exécutant un seul mouvement, est physiquement et mentalement sollicité dans toutes les directions à la fois et toutes les dimensions.

Extrait du livre : Taï chi chuan de James Kou

Purification de l’énergie du corps

Purification de l'énergie du corps Méthode Liao Ch'an Yang Sheng

« Pour retrouver votre paix intérieure, il ne vous fait pas grand-chose. Prendre seulement garde à choisir une bonne méthode qui vous soit adéquate. Beaucoup de gens m’ont demandé pourquoi ils n’arrivent jamais à rester assis tranquillement, longtemps, sans rien faire. Le vide ne s’est jamais facilement installé chez eux. Je leur ai répondu que deux purifications devraient être faites consciemment : purification des énergies dans le corps et purification des énergies dans l’âme.

Il faut reconnaître notre propre faiblesse et choisir une méditation qui s’adapte le mieux à notre pathologie. Cette méditation adéquate peut aider aussi à la guérison du corps.

Puisque la vie devient difficile, beaucoup de personnes ont recours aux méditations comme à une échappatoire. Devant toutes sortes de stages de méditation proposés, elles se trouvent perdues comme si elles étaient dans un supermarché. La spiritualité devient un supermarché « bio ». Elles changent de méthodes comme elles changent de vêtements. Elles ont une tendance à adhérer à trente-six écoles, tantôt yoga, Qi Gong, tantôt tantrisme, tantôt chamanisme…

La pratique spirituelle devient un grand bazar où l’on vient se servir au gré de ses envies, une consommation de « charbon, riz, huile, sel et saucé épicée.  »

Extrait du chapitre XIII : Les méthodes de méditation. Comment choisir selon sa nature. « L’Art de méditer – La méditation en mouvement  » de Liao Yi Lin

Tarot divinatoire : Le discernement

Le Jugement

Le discernement

La Lune nous montrait une éclipse, faisant ainsi allusion aux ténèbres qui sont contenues dans la lumière, tandis que l’arcane précédent, Le Soleil, nous révélait la Sagesse divine sous la forme d’une lumière qui aveugle ou rend fou si elle n’est pas intégrée en soi.

Dans l’un et l’autre cas, il s’agissait de discerner la lumière des ténèbres et la lumière extérieure, de la lumière intérieure.

En ce qui concerne Le Jugement, la distinction, la séparation et la reconnaissance (qui sont tous des synonymes de discernement) peuvent s’accomplir. L’homme, revêtu de sa tunique de peau dont il fut pourvu après la Chute (Genèse III,21), se montre tel qu’il est, dépouillé de tous ses artifices. Il peut donc laisser rayonner la lumière qui est contenue en lui. Il n’a plus de raison d’avoir honte d’être nu, c’est-à-dire d’être lui-même. Il a su discerner le vrai du faux, le juste de l’injuste. Ce n’est plus du monde extérieur qu’il reçoit des informations qui conditionnent son existence et qui le font vivre dans l’espoir et dans la crainte, mais de son monde intérieur, de lui-même.

Il s’agit là d’une révélation.

Extrait du livre  » Le Tarot divinatoire pour les Nuls  » de Didier Colin

La spirale, symbole universel d’énergie et de transformation

La bible des motifs celtiques

Dans les cultures néolithiques du Danube, les motifs d’esses, de spirales et de vagues en frise décorent essentiellement urnes funéraires et vases, parfois anthropomorphes, à vocation probablement rituelle : on pourrait interpréter ces motifs comme l’expression de la force de régénération des eaux vitales.

A la même époque, à Malte, les spirales gravées sur des mégalithes s’enrichissent d’excroissances foliées, et en Méditerranée orientale la spirale, prolongée d’une petite tête, prend l’allure d’un serpent enroulé : la force de vie se manifesterait ici sous ces formes végétales et animales.

Toujours à la même époque en Sicile, des grandes spirales doubles, gravées telles des cornes de bélier à l’entrée de grotte, font parfois penser aux grands yeux inquisiteurs d’une éventuelle déesse mère, gardienne des secrets de la vie et des profondeurs de la terre.

En Europe de l’Ouest, les spirales et cercles concentriques sont gravés sur les pierres d’édifices mégalithiques orientés suivant la course des astres.

Extrait du livre  » La Bible des motifs celtiques  » de David Balade.

L’Ase Bragi

" L'Edda - Récits de mythologie nordiaque " par Snorri Sturluson

Vingt-sixième chapitre

Un autre Ase est Bragi. Il est renommé pour sa sagesse et surtout pour son éloquence et sa verve. Il est particulièrement doué pour la poésie, et c’est de là que vient l’appellation de bragr qui est donnée à cet art. Son nom est également utilisé pour qualifier tout être humain dont la faconde dépasse celle des autres hommes ou des autres femmes : on l’appelle en effet « bragr (‘le plus éminent’) des hommes » ou « bragr des femmes ».

Sa femme s’appelle Idunn. Elle conserve dans son coffre les pommes auxquelles les dieux doivent goûter quand ils vieillissent : tous retrouvent alors la jeunesse, et il en ira ainsi jusqu’au Crépuscule des dieux.

Gangleri déclara alors :  » Il me semble que c’est là une chose considérable que les dieux confient à la garde et à la bonne foi d’Idunn. »

Le Très-Haut répondit en riant : « Une fois, la catastrophe fut évitée de peu. Je pourrais t’en faire le récit, mais tu vas d’abord entendre le nom de plusieurs autres Ases. »

Extrait du livre  » L’Edda – Récits de mythologie nordiaque  » par Snorri Sturluson